Témoignage pour Anthony (59)

Bonjour,

Je souhaitais vous apporter mon témoignage car mon fils de 10 mois a eu une RGO pendant ses 6 premiers mois ; son papa et moi avons été très démunis face aux pleurs de notre bébé mais comme nous avons eu la chance de trouver les solutions rapidement pour soulager notre bébé, nous aimerions en faire profiter d’autres parents.

Je vous raconte même les conditions de l’accouchement car dans l’histoire de notre fils, je pense que cela a influencé son RGO.
Le corps médical dira que non, les oestéopathes que oui ; à chacun de se faire son opinion…

Anthony, est né le 26/02/09.

La grossesse s’est très bien passée ; je n’ai subi aucun stress particulier pendant les 9 mois de grossesse, tout allait bien.

J’aurais pu accoucher à terme car le bébé et moi allions très bien mais quelques jours avant la date prévue d’accouchement, le médecin a fait le choix de me déclencher (je n’en connais pas la raison si ce n’est que le médecin partait en vacances la semaine suivante…). J’ai donc subi un déchirement des membranes pour “forcer” le bébé à se présenter plus tôt. J’ai mal vécu cette intervention qui s’est faite sans mon accord, et j’ai eu la sensation que l’on forçait la nature. C’est là mon 1er stress, mais ni plus, ni moins, je suis d’un naturel confiant face aux médecins et mon bébé se présente effectivement, quelques jours après cette intervention “forcée”. Malheureusement, au dernier moment, le bébé se présente par le front et c’est un des rares cas où une césarienne est quasiment indispensable. Anthony est donc né par césarienne, au dernier moment, après avoir “subi” les poussées normales d’un accouchement par voie basse.

J’allaite Anthony pendant un mois mais je suis épuisée car Anthony pleure beaucoup. Il ne s’endort que dans mes bras et je finis par m’endormir avec Anthony sur moi calée avec un oreiller dans le dos.
Anthony pleure dès que je l’allonge dans son berceau. Cela m’épuise et met en périls mon allaitement car la fatigue engendre une incapacité à produire du lait.

J’arrête donc de l’allaiter à contrecoeur et je lui donne du lait Gallia mais là le cauchemar continue et même s’empire car Anthony commence à recracher du lait.
Je culpabilise alors d’avoir arrêté d’allaiter…

A 1 mois, je signale au médecin traitant que mon bébé pleure 2h après chaque biberon ; qu’il ne s’endort que dans mon bras et qu’il ne supporte pas que je l’allonge dans son lit. Il commence un peu à régurgiter.
Il me donne du Gaviscon pour les réurgitations mais rien n’y fait ; Anthony pleure toujours 2h après chaque biberon.

A 1 mois et 1 semaine, un pédiatre, pose un 1er diagnostic : suspicion d’oesophagite et il lui prescrit du MOPRAL 6.
Aucun examen douloureux n’est fait à mon fils. Il a suffi au médecin de constater de visu mon bébé et de m’écouter pour poser son diagnostic :

- pleurs 2 h après chaque biberon
- le bébé ne supporte pas la position allongée sur le dos
- le bébé bave énormément ; on voit clairement que le bébé ne va pas bien

Il est inutile de lui faire une PHmétrie alors que les symptomes de RGO sont évidents.

Désormais, Anthony va mieux car on lui donne:
-  du MOTILIUM 1/4 d’heure avant chaque biberon
- du lait GALLIA PREMIUM DIGEST (le pédiatre nous dit bien de ne pas changer de lait tant que le traitement sous MOPRAL est efficace)
- du MOPRAL à midi
- du gel de polysylane sur la tétine quand il ronchonne et pour dormir

je ne me souviens plus combien de temps il a fallu attendre pour que le traitement soit efficace mais je me souviens que cela nous a semblé une éternité et que nous n’y croyions pas (je crois que c’était 15 jours)

Anthony dort sur le ventre ; c’est la seule position dans laquelle il ne pleure pas.
Nous savons que cela est déconseillé pour les risques de mort subite du nourrisson mais il faut savoir écouter son coeur et nous voyons bien que c’est la seule position dans laquelle notre bébé dort et ne souffre pas donc nous le mettons sur le ventre. il dort paisiblement sur un plan incliné glissé sous le drap housse. dès que l’on tente de le mettre sur le côté ou sur le dos, il ne dort qu’un 1/4 d’heure. c’est invivable pour tout le monde.

Anthony a du MOPRAL pendant 4 mois 1/2.
Il commence avec du MOPRAL 6 puis 8 puis 10.
le traitement a été très efficace car il a permis à Anthony de dormir, de ne plus avoir des cernes sous les yeux en permanence, de découvrir le monde qui l’entourait.
Nous nous sommes découragés en juillet car les pleurs reprenaient et il ne dormait plus la nuit. En fait, il avait une otite qui l’empechait de dormir. Il faut donc rester vigilants et ne pas rester “bloqué” sur la RGO.

Anthony a une RGO avec des reflux internes c’est à dire qu’il ne régurgite plus de façon externe ; on arrête donc le gaviscon rapidement.
on arrête également le MOTILIUM au bout de 3 mois.

Anthony a une RGO seulement le jour et le pédiatre nous dit que si l’on faisait une PHmétrie, on verrait que les remontées acides s’arretent à partir de 20h.
Le pédiatre n’est pas étonné qu’Anthony fasse des nuits complètes et ne pleure que le jour.
Apparemment il est donc possible de n’avoir une RGO que de jour…

Anthony a guéri définitivement vers 5 mois 1/2.
Nous avons arrêté le MOPRAL car Anthony ne pleurait plus 2h après chaque biberon ; il n’a jamais eu de rechute.

Anthony a guéri définitivement quand il a commencé à bien s’asseoir.
Sans le MOPRAL, il aurait pleuré pendant 5 mois 1/2 ou il aurait dormi inconfortablement dans mes bras.

Vers 7-8 mois, Anthony s’est retourné de lui-même dans son lit et a choisi de dormir sur le dos.
Désormais il a 9 mois 1/2 et il est très tonique ; il se tient presque debout tout seul, il est très souriant depuis qu’il est guéri. Il n’a aucune séquelle de son traitement et je suis très fière de mon petit garçon.

Si j’avais un conseil à donner aux parents ce serait d’écouter leur coeur car les parents sont les mieux placés pour voir si leur enfant souffre ou pas.
Il ne faut pas écouter les gens qui disent qu’il est normal qu’un bébé pleure ou que c’est le stress de la maman qui rend le bébé malade.
Le stress, personnellement, je l’ai eu quand mon bébé était malade, mais justement, maintenant qu’il va bien, je n’en ai plus…
On vit dans une société où l’on culpabilise les mamans et c’est bien dommage…

J’espère avoir pu apporté mon témoignage,
cordialement
Marjorie