Histoire

L’histoire du Cisapride (Prépulsid ®) a une place très intéressante dans le traitement du reflux gastro-œsophagien. Au début des années 1980, non encore commercialisé mais déjà parfaitement étudié, c’était le médicament miracle pour traiter les reflux devenus graves par leur résistance aux traitements habituels.
En milieu hospitalier, on l’obtenait “au compte-gouttes” du laboratoire qui le fabriquait dans le cadre d’un protocole dit compassionnel. Puis, en 1988, il est devenu disponible en pharmacie.
Sa prescription est alors devenue très large et, pour la moindre régurgitation de lait justiciable d’un simple bavoir, de nombreux médecins l’ont prescrit. Son efficacité était d’ailleurs inégale puisqu’il n’agit que dans les cas de vrai reflux.
Mais plus récemment, l’accent a été mis sur certaines complications que son utilisation risque d’entraîner, soit du fait de particularités cardiovasculaires du sujet, soit de l’association inopportune à d’autres médicaments. C’est pourquoi les précautions d’utilisation sont tout à fait justifiées et qu’actuellement, la prescription de ce médicament doit émaner de médecins spécialistes ayant pratiqué les examens préalables pour écarter les risques de mauvaise tolérance.
Il n’en reste pas moins que, en cas de vrai reflux gastro-œsophagien résistant au traitement classique, le Prépulsid est le médicament le plus efficace.

Le Cisapride est utilisé mondialement pour le traitement de troubles de la motricité intestinale, à titre de pro cinétique. Le Cisapride est considéré comme l’un des médicaments les plus efficaces pour le traitement du reflux gastro-œsophagien du nourrisson. Différentes communications concernant des effets secondaires indésirables observés en relation avec l’usage du Cisapride ont incité le fabricant à restreindre le champ d’indication et à tempérer l’efficacité clinique en pédiatrie.

A la lecture de tous les effets indésirables possibles, de nombreux parents se posent la question du rapport bénéfice/risque pour leur enfant. Cela est tout à fait naturel car en plus rien n’est fait en général pour les aider dans leur “choix”. Sachez cependant que depuis la polémique sur son utilité, aucun enfant n’est décédé suite à son utilisation. Grâce au suivi cardiaque et à la connaissance des contre-indications médicamenteuses ou alimentaires, le traitement est très bien supporté. D’autre part, le Prepulsid reste grandement utilisé en service de néonatologie sans que les parents aient à supplier pour. Alors, si un médicament est considéré “bon” pour un enfant né avant terme, on peut se poser la question pourquoi serait-il “mauvais” pour les autres…